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Historique du CEPAZE

ACTION du CEPAZE pour l’EQUIPEMENT RURAL au Mali

 

                L’objet du CEPAZE depuis juillet 1975 (voir racines du CEPAZE) est que les villageois parviennent à acquérir les matériels et les formations convenables pour améliorer leurs conditions de vie, en produisant davantage et en réalisant eux-mêmes leurs projets de transformation de produits.

                Jusqu’en 1992, l’activité de l’Association (avec 2 et jusqu’à 10 permanents répartis entre le siège à Paris et l’atelier à Crest), s’est centrée sur l’étude, la construction et l’expérimentation dans des villages africains et en Haïti de prototypes de machines diverses, fabricables dans le pays d’utilisation, tels que : meule, puis broyeurs de céréales et de karité, centrifugeuses d’extraction d’huile claire, décortiqueuse mixte, presse à canne à sucre, remorques pour piéton, distillateur d’huiles essentielles, éoliennes, citernes d’eau de pluie, séchoirs et étuves solaires etc…, sur financement notamment du ministère de la Coopération, de la Commission Européenne, de ATI à Washington, de GTZ( coop allemande), de la Fondation de France, de la Fondation pour le Progrès de l’Homme, du CCFD, du Secours Catholique…               

  1. Ancienne version de l’Abeille ardente (broyeur et centrifugeuse d’extraction d’huile claire, pour 100 femmes)
  2. Remorque pour piétons (charge 80 Kg)
  3. distillateur d’huiles essentielles
  4. Eolienne ; Ø rotor = 5,5 m
  1. Citerne de stockage d’eau de pluie
  2. Décortiqueuse-trieuse pour arachide ou karité
  3. Maquette de prototype d’éolienne
  4. Manège pour broyage d’amandes et pétrissage de pâte de karité

 

  1. Manège pour broyage de légumes déshydratés et exhaure d’eau de puits
  2. Mockarité : production d’huile claire de karité pour 400 femmes

 

  1. Presse à jus de canne
  2. Etuve solaire (85°C)

 

A partir de 1992, suite aux retards importants des financements, les salariés sont licenciés, l’atelier de Crest est fermé, le siège est déplacé à Leuville,  tandis que grâce à quelques bénévoles l’action de mécanisation de la fabrication de farines de céréales, de pâte de karité et d’huile claire, demandée en 1979 par le ministère malien de l’agriculture se poursuit, avec le concours d’une entreprise d’Etampes, de lycées techniques de Brétigny et d’Arpajon et d’un petit atelier au siège, sur financement des adhérents, ainsi que des Conseils de l’Essonne et de l’Ile de France.

                Nous avons pris conscience d’un ensemble de constats encourageants ou alarmants :

  • L’accès à des matériels et outils est essentiel pour que les villageois puissent produire davantage, transformer localement leurs produits, nourrir les villes et même exporter.
  • La capacité des villageois à maîtriser leurs projets dans un grand enthousiasme et des délais record est garantie par des animations "responsabilisantes", à condition qu’ils soient choisis pour leurs compétences et que ces projets correspondent à leurs demandes (identiques d’un village à l’autre pour ¾ d’entre elles).
  • Mais, la somme d’étapes à franchir, depuis les matières premières nécessaires aux artisans constructeurs de ces équipements, jusqu’à leur installation et à leur bon fonctionnement dans les villages constitue une aventure truffée d’aléas et de gaspillages, selon la "débrouillardise" encore pratiquée actuellement.
  • Mais, au rythme des interventions disparates de centaines d’Associations, pour leurs micro projets, depuis les "Indépendances", il faudrait attendre plus d’un siècle afin d’obtenir l’équipement intégral de 20000 villages maliens.
  • Mais, la part des subventions publiques qui s’investissent dans les villages en équipement reste infime bien qu’il s’agisse d’une action incontournable et donc prioritaire (et non suspecte de générer des bénéfices commerciaux taxables, alors qu’il s’agit d’émerger de la grande pauvreté).

                Il faudrait donc mettre en place une organisation et un fonctionnement inspirés  des valeurs et règles économiques de l’"entreprise", dans la mesure où cette action de construction/diffusion d’équipement rural doit pouvoir concerner plusieurs centaines de villages afin d’amortir l’ensemble des mesures d’accompagnement nécessaires à sa réussite.

 Compte tenu de sa taille et des enjeux à mobiliser, la première démarche à entreprendre pour mettre en route un tel projet (traitement organisé, économique et efficace, et non plus disparate et aléatoire de l’ensemble des projets d’équipement villageois) était politique. Ainsi, le gouvernement du Mali a vivement approuvé l’étude de faisabilité "Opération 1000-10000 villages" présentée par le CEPAZE en décembre 1992. Mais la France a refusé tout examen de ce document…

Depuis lors, notre Association n’a cessé de transmettre des articles, notamment au sujet de l’équipement rural à différents partenaires y compris à des Ministres et Chefs d’Etat de la France et du Mali. Les réponses ont toujours été bienveillantes ou encourageante ; mais le choix politique recherché n’a pas encore été obtenu.

Cependant, sans financement extérieur, nous avons cherché à avancer le plus possible dans la réalisation de cette opération par la mobilisation de 15 villages du secteur de Kita, grâce aux compétences d’une autorité paysanne reconnue (APR), Djanguina Tounkara, désigné par les représentants des producteurs de la 1ère Région ; il s’est agi de préparer l’exécution d’un projet PEPROM (application locale de l’étude "opération 1000-10000 villages") , étudié par cet APR et le CEPAZE. Puis, suite à des mésententes dans l’équipe d’animation, un autre projet, "Sabougnouma" a été étudié directement  avec les représentants de 15 autres villages organisés en coopératives. Faute de financement extérieur pendant toutes ces années d’attente, la déception de ces villageois, mobilisés sans suite est grande…

Il s’agirait donc que différents partenaires concernés par la mise en œuvre de l’opération sur 300 villages ou, à titre expérimental, sur 15 (y compris certaines mesures d’accompagnement) puissent se rencontrer en vue de convaincre les responsables politiques.

Il n’est pas question de projet gigantesque, mais plutôt de s’entendre pour travailler de manière économique sur un programme commun, afin d’éviter de multiples gaspillages. Lors d’une guerre, nous aurions tous à supporter une discipline bien plus rigoureuse ; mais pour construire la paix, nous n’aurions d’autre choix que l’individualisme forcené ?

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